KARSTOLOGIE DU GOUFFRE

 

Log-geologique-Audrix_01bDès que les terrains crétacés ont émergé, ils ont été soumis à l’action des eaux superficielles. Ces eaux, toujours légèrement acides, ont dissout lentement le calcaire en s’infiltrant dans les fines discontinuités de la roche, (joints de stratification, diaclases de tous genres). L’ensemble de ces phénomènes qui modèlent les formes du calcaire s’appelle la karstification.

Le creusement souterrain a d’abord été important au début de l’ère Tertiaire à une époque que l’on appelle l’éocène. Au fil des millénaires, l’élargissement des conduits a créé un réseau de cavités souterraines plus ou moins vastes (grottes, gouffres, etc.) et au cheminement plus ou moins tortueux. Il reste, de nos jours, de nombreux témoins de ce vieux système karstique. Mais, le plus souvent, il n’est plus en rapport avec le paysage et le drainage actuel et se trouve colmaté par d’importants remplissages argilo-sableux.

Avec la reprise de l’érosion marquant le Quaternaire, la karstification s’est manifesté de plus belle, avec toutefois des intermèdes causés par les périodes glaciaires où les eaux d’infiltration ont été figées par le gel. À l’heure actuelle, le creusement souterrain se poursuit inlassablement, creusant les nombreuses cavernes qui font actuellement la joie des spéléologues et des touristes avertis.

à Proumeyssac, la fissuration initiale du massif a permis un écoulement des eaux souterraines du Sud-Est vers le Nord-Ouest. Favorisée par l’existence de joints de stratification et de diaclases dans le massif rocheux, leur action mécanique et corrosive a été à l’origine de la formation d’un collecteur qui a pris naissance vers le niveau inférieur de la colline. Avec le temps, l’élargissement des galeries a causé par endroits l’effondrement progressif des voûtes. Au niveau du gouffre actuel, cette désagrégation de la roche vers le haut s’est effectuée banc par banc, jusqu’à atteindre la surface du sol. Dans le même temps, un nouvel équilibre était trouvé par la structuration de la cavité en coupole. C’est le type parfait du gouffre d’effondrement. L’éboulis encombrant le fond du gouffre témoigne de ces mécanismes ; sa base reste soumise au travail de sape de la rivière, actuellement invisible.

Du point de vue géologique, passée la zone argilo-sableuse qui recouvre le plateau où s’ouvre le gouffre, l’essentiel de la cavité est creusé dans les calcaires détritiques jaunes du sommet du Campanien 3 (ancien Maestrichtien), épais d’une trentaine de mètres environ. Ils reposent eux-mêmes sur des calcaires crayeux, moins perméables, qui constituent vraisemblablement le niveau de base du réseau souterrain. On observe parfaitement le pendage général, presque horizontal, recoupé par les lignes verticales de diaclases où s’écoulent des infiltrations. Ce sont elles, ces infiltrations, qui ont formé les imposantes coulées stalagmitiques telles que la Méduse, la Sirène ainsi que les autres draperies et qui continuent à les alimenter.

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